Alors que les japonais sont passés à l’année du chien le 1er janvier, les communautés chinoises du monde entier ont fêté le nouvel an dimanche 29 janvier. C’était l’occasion d’aller visiter le fief de la plus grande communauté chinoise au Japon : Chinatown (Chuka Gai en japonais) à Yokohama, Tokyo n’ayant pas de quartier chinois.
Yokohama, situé 30 Km au sud de Tokyo, est la 2ème ville japonaise avec 3 millions d’habitants. Ce grand port est l’un des premiers à s’être ouvert au monde en 1859, lorsque le Japon est sorti de son isolement. C’est alors que des chinois ont commencé à construire ce qui allait devenir la plus des Chinatown japonaises, et l’une des plus grandes au monde.

Le quartier chinois s’étend sur environ 300 m2 dans la vielle ville de Yokohama. Il est délimité par une dizaine de portes construites selon l’horoscope chinois, appelées Pairo. Chaque dieu protecteur et chacune des quatre directions (Nord, Sud, Est, Ouest) selon le principe du Yin et du Yang a sa porte.



Aujourd’hui, la population chinoise de Chuka gai ne compte plus que 2700 personnes. Les plus vieilles familles sont présentes depuis 5 ou 6 générations. Mais ce quartier regroupe plus de 500 restaurants chinois, épiceries et autres boutiques qui en font une étape charmante et dépaysante.
La couleur dominante est le rouge, présente partout pour porter bonheur pour la nouvelle année.
En ce jour de nouvel, Chinatown est pleine de passants de toutes origines se baladant dans les petites rues fermées à la circulation. Les queues sont impressionnantes devant les restaurants de spécialités de Canton, de Shanghai ou de Pékin. J’ai moi-même essaye une des deux mets présents partout dans les rues :
- les marrons (pas très exotiques, mais il faut noter le matériel ultramoderne pour les chauffer avec rotative incorporée) ;
- les « nikuman », nom japonais (niku=viande) donné à une spécialité chinoise qui consiste en un chausson à la vapeur de pâte a pain pas très cuite fourré d’un mélange dans lequel j’ai reconnu de la viande et des champignons.



Au milieu de Chinatown, on peut trouver son trésor et symbole : Kanteibyo, un temple construit en 1873 par les résidents, dans lequel est adorée le dieu des affaires Kanwu.
Trop de monde pour faire ma prière du dieu business ! Je suis donc allée écouter un concert de musique traditionnelle pour clore cette promenade chinoise.
par Nasrine
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