Tokyo en hiver est très agréable. Si les températures oscillent entre 0 et 15ºC, il fait beau la plupart du temps. L’intensité du bleu du ciel est même digne des beaux jours en France. Aussi, grande fut notre surprise ce matin à l’ouverture des rideaux. Voici la vue depuis notre chambre au 14ème étage de notre résidence provisoire en ce jour :
Courageuse sans être téméraire, et parce qu’il a neigé toute la journée, je suis allée visiter le tout proche temple Zojoji que l’on devine sur la 1ère photo (Vincent révise toujours son examen). Nous habitons tout près de la « Tokyo Tower », qui pour une fois, la météo aidant, avait un charme tout particulier, la tete dans les nuages.
La tour de Tōkyō (japonais :
東京タワー,
Tōkyō tawā, anglais : Tokyo Tower) est une tour rouge et blanche dont le design est basé sur celui de la tour Eiffel à Paris en France. La tour fait 333 mètres de haut (soit 9 mètres de plus que la tour Eiffel) ce qui en fait la plus haute tour en métal du monde. La tour ne pèse que 4 000 tonnes, ce qui est bien moins que les 7 300 de la tour Eiffel et a été ouverte au public en 1958.
Ce fut une balade délicieuse, la neige virevoltant autour du temple Zojoji. Mais tout d’abord, un peu d’histoire… Le temple Zojoji a été érigé en 1393 dans le Kanto (région est). Il a été déplacé sur son site actuel en 1598 après que Tokugawa (fondateur du shogounat Tokugawa) ait établi son gouvernement provincial à Edo (ancien nom de Tokyo). Sous l’ère Edo, il servit de temple familial des Tokugawa, et de centre religieux de la secte (ou courant) Jodo Shu. La secte Jodo Shu (=terre pure) a été fonde par Honen en 1175, et repose sur la croyance que tous ceux qui croient fortement au Bouddha Amida ont accès au salut. C’est aujourd’hui toujours le principal temple de cette secte dans le Kanto.

La porte monumentale (Sangedatsumon) a éte édifiée en 1605 dans le style contemporain de la dynastie Tang. Toute en bois, elle a des mesures impressionnantes (21m de haut, 28,7 de large). C’est le dernier héritage architectural du début de l’époque Edo. Son nom, Sangedatsumon, signifie porte (mon) pour être délivré (gedatsu) des trois (san) défauts terrestres que sont l’avidité, la colère et la cupidité.
Le bâtiment principal (Daiden) a été reconstruit en 1974, et combine l’architecture traditionnelle des temples bouddhistes japonais avec une touche de modernisme.
Le Daiden renferme une représentation du Bouddha Amida.

Vue depuis le cimetière derrière le Daiden.

Les enceintes secondaires, moins monumentales, sont bien plus séduisantes à mes yeux. Ainsi, le Ankokuen renferme l’image noire du bouddha Amida qui apporte la victoire et écarte les démons.

Et tout près du Ankokuen, plus de deux milles statuettes de pierre de Jizo bravent le froid. Souvent coiffé d’un bonnet rouge et portant un petit bavoir, Jizo, autrefois divinités des croisements honore aux bornes des villages, est devenu le patron de l’enfance. Il est aussi le protecteur des enfants non nés à la suite d’un avortement. Au pied des statuettes sont déposées des offrandes : petits jouets, moulins à vent…
La pilule n’a ete autorisée au japon qu’en 1999. Et en 2003, il y a eu 320000 IVG selon le Ministère de la Santé. 30% des grossesses seraient interrompues artificiellement.

Autre édifice placé derrière le Daiden.

Comme partout ailleurs, une journée de neige est toujours l’occasion d’un bonhomme de neige. Ici, il prend vie dans l’enceinte du Zojoji.