Depuis janvier 2006...

Une expatriation rêvée et réalisée a deux au pays du soleil levant, par Nasrine et Vincent.
 
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Vendredi 18 août 2006

Les 10 et 11 août, j'ai eu la surprise d'un festival tout près de mon bureau, à Kamiyacho. De l'autre coté de l'avenue, dans le petit temple le plus charmant du quartier, s'est déroulé un petit "matsuri".

Ce festival, d'essence religieuse, inclue une procession avec parade d'un autel portatif au son d'instruments anciens.

 

 

Mais surtout à la tombée de la nuit, l'heure de la danse est venue. Dans le jardin du temple, des japonais, vêtus de yukata (kimono léger, en coton) ou à l’occidental, effectuent une danse synchronisée, totalement maîtrisée, en tournant autour du joueur de tambour qui entretient la cadence.

 

 

On vient en famille, on mange toutes sortes de spécialités japonaises vendues à l’intérieur de l’enceinte du temple, on boit du saké ou de la bière. Excellente ambiance dans la moiteur de l’été.

 

 

 

par Nasrine publié dans : fou2japon
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Jeudi 10 août 2006

L'été à Tokyo est souvent la saison la moins appréciée. La saison des pluies marque son début, celle des typhons débute en son milieu, restent les grosses chaleurs : à Tokyo, 30 à 35°, taux d’humidité de 55 à 65%.

Il faut donc quitter Tokyo le week-end, tant il est pénible et fatiguant de se promener dans la ville, malgré la clim’ présente partout (métro, commerces, restaurants).

Nous avons commence notre saison estivale en dehors de la ville par Bessho Onsen, petite station thermale de montagne où la nature est omniprésente, lors du dernier week-end de juillet. Ca peut paraître tard comme début me diriez-vous, c’est parce que nous étions en France au pire de la saison des pluies la première quinzaine de juillet.

 

Les « Alpes japonaises » se situent dans le centre d’Honshu, à 2h de train de Tokyo. Si à l’ouest, les 3000m d’altitude sont atteints, la région dans laquelle nous nous trouvions n’est pas vraiment comparable aux Alpes européennes, ni par l‘altitude ni par les paysages.

 

 

Le village de Bessho Onsen se trouve aux pieds de montagnes alignées, couvertes de forets. Il est connu comme étant le « Kamakura de Shinshu » (voir article su Kamakura), grâce à ses temples et ses sources.

Pour ce qui est des sources, celles de Bessho Onsen sont les plus anciennes de Nagano, avec plus de 1000 ans de bienfait. Il y a bien longtemps, alors que le Prince Yamatotakeru lançait une expédition punitive dans la direction de l'Est, il pensa au retour de ses soldats et au soulagement de leurs maux. Pour cela, il décida d'utiliser une source d'eau chaude qu'il dénomma 'Nanakuri'. Pour écrire ce nom il prit les trois caractères chinois ayant pour sens 'se débarrasser des sept douleurs'. Par la suite, ils furent remplacés par ceux signifiant 'le pays des sept éternités', exprimant ainsi le désir que cette dernière reste populaire tout au long des époques à venir. Aujourd’hui, ces sources sulfureuses sont surnommées « les bains de la beauté ».

Nous avons profité des sources au sein de notre ryokan traditionnel, Hanaya.

Nous avons visite les temples du village :

·          Kitamuki Kannon Temple (Temple du dieu de la miséricorde dirigé vers le Nord) : fondé à la période Heian (8-9eme s.), c’est une des rares constructions au Japon dont l’entrée fait face au Nord. Ce temple très populaire est donc dédié à la vie sur terre, pas à celle de l’au-delà.  

 

·          Anrakuji Temple, trésor national : dernière pagode octogonale du Japon, ce temple datant de la période Kamakura est un bel exemple de construction Zen.

 ·          Jorakuji Temple.

Et nous avons marché dans la montagne, la végétation y explose : les rizières et autres jardins cultivés laissent peu a peu place a la foret…

par Nasrine & Vincent publié dans : fou2japon
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Vendredi 23 juin 2006

Dans le palmarès des écarts de prix entre la France et le Japon, les fruits et légumes sont en bonne position. En effet, en dehors du soja, des radis japonais et autres racines à la base de la cuisine japonaise, les fruits et légumes sont des denrées relativement luxueuses. L'agriculture est un secteur largement protégé au Japon, et la plupart des fruits et légumes des étals sont cultivés sur place : taux d'autosuffisance en légumes 95%, fruits 73%.

 Le riz est également une denrée chère, exclusivement « made in Japan ». Ceci s'explique par l'interdiction d'importation (mais aussi d'exportation) du riz. Avec un taux d'autosuffisance de 109%, cet aliment essentiel, toujours vendu dans des échoppes spécialisées, servant à nourrir les hommes et les dieux (alors exclusivement blanc), symbolise l'autarcie japonaise. Cependant, en 1994, lorsque les autorités ont annoncé que la production nationale était inférieure à la demande pour cause d'été trop froid et de typhons, les Japonais se sont rues pour acheter les derniers stocks du meilleur des riz, et le Japon a importe du riz pour la première fois 1 a 3 millions de tonnes de riz.

par Nasrine & Vincent publié dans : fou2japon
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