Nous achevons la semaine dorée, appelée ainsi puisque la golden week est, avec le nouvel an et obon (à la mi-août), une des trois périodes de jours fériés au Japon. Or en début de carrière au Japon, les salaries n’ont que 2 semaines de congés payés, durée qui évolue ensuite assez lentement. Cette golden week est donc une aubaine pour tous les travailleurs, je n’ai moi-même que 3 semaines de congés.
La semaine
dorée regroupe 4 jours fériés dans une période de 7 jours :
- Le 29 avril : Midori no hi, jour de la verdure. Cette date était celle de l’anniversaire de l’empereur Showa, mort en 1989. Après sa mort, ce jour férié est devenu la journée de l’environnement et de la nature, passion de l’empereur, et sera partir de 2007 fêté le 4 mai.
- Le 3 mai : Kenpo kinenbi, jour de la Constitution qui fut mise en application ce jour en 1947.
- Le 4 mai : Kokumin no kyujitsu, un jour qui tombe entre 2 jours feries est ferie selon la loi japonaise, c’est le jour « entre ».
- Le 5 mai : Kodomo no hi, jour des enfants. C’est plus précisément la fête des garçons, durant laquelle la famille prie pour la santé et la réussite future du fils. Des banderoles en forme de carpes et des poupées de samouraïs symbolisant la force, le pouvoir et le succès sont les emblèmes de cette journée.
Durant cette semaine, trains, avions et sites touristiques sot pris d’assaut. Nous avons donc pris 2 jours pour une semaine entière de vacances, et nous sommes envolé pour la Thaïlande, Koh Samui plus précisément. Voici donc quelques images de ces premières vacances depuis notre expatriation.
par Nasrine
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Il ne s’agit pas là de traiter des mesures de défense des arts du pays, mais plutôt des spécificités culturelles du Japon.
Pour rester en contact avec la mère patrie, je vais très régulièrement naviguer sur les sites du Monde, du Figaro, de Libération… Et j’ai trouve ceci sur le Figaro aujourd’hui : « Au Japon, la personnalité coule dans les veines ».
Pour résumer, il s’agit de l’utilisation du groupe sanguin comme indication, voire déterminant de la personnalité. Rien de polémique la dedans, mais j’ai rapidement pensé que ce type de papiers était une petite pierre à l’édifice de la bizarrerie japonaise, une lecture qui conforterait l’idée d’un Japon définitivement incompréhensible.
Il faut peut-être y voir mon attachement nouveau au Japon… Je me souviens d’amis expatries au Japon qui, bien avant notre arrivée, avaient vivement critiqué « Lost in translation », qui décrirait les Japonais comme des êtres étranges et dérangés. Je réagis peut-être comme eux aujourd’hui, cherchant à défendre cette société attachante.
Et j’en viens a me poser cette question : y’a-t-il une exception culturelle japonaise ? La première réponse est évidemment OUI. On ressent très vite une définition locale de la modernité extrêmement différente de celle de l’occident. On reste ébloui devant ce mélange de modernité, qui remplit l’espace, et de tradition, qui imprègne les gens.
Mais lorsqu’on regarde de plus près, on voit l’influence occidentale partout.
Sur la mode bien sur, même si les jeunes branchés agrémentent leur look surfer, gothique ou rap d’un grain de folie local. Mes parents et ma sœur Sonia nous font leur première visite à Tokyo, et nous avons rencontré avec eux une bande de jeunes au look surfer fluo à Shibuya vendredi 14 avril.

Dans les modes de vie également, la cohabitation traditionnelle de la famille, grands-parents, parents et enfants sous le même toit, tend à disparaître. Les femmes travaillent de plus en plus...
Espérons que le Japon cultivera son identité propre, voici quelques raisons d'espérer :
• Le goût des japonais pour les bains : « marinade » dans les onsen (sources d’eau chaude), les bains publics et les salles de bain a la japonaise (proche du hammam, un vrai plaisir). Par extension, les toilettes : les plus luxueuses au monde, avec un tas de fonctions (chauffage, musique, jet d’eau, séchoir…).
• Les lycéens en uniforme. Je ne suis pas réac’ mais ça rappelle tellement les héros des dessins animes de la Cinq et du Club Dorothée, toute une époque…
• Les queues en rangs d’oignions pour prendre le métro, pour prendre l’ascenseur, pour traverser aux feux…
par Nasrine & Vincent
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Commencé le week-end dernier, le sakura, ou floraison des cerisiers, s'achève aujourd'hui. Ce qui peut nous paraître tout a fait anodin est un véritable événement national. Il existe d'ailleurs une météo du sakura, avec par ville le moment précis de l'explosion des fleurs tant appréciée.

Ce moment de l'année, fêté au Japon depuis des siècles, marque l'arrivée du printemps. C'est une pause poétique et festive, les Japonais se pressant dans les parcs pour un hanami (littéralement observation de fleur) : une pique-nique entre amis sous les cerisiers pour observer les pétales s'envoler et tomber a la vitesse d'un flocon de neige. Les endroits les plus appréciés sont investis tôt le matin le week-end, et la journée entière est ponctuée de nourriture, d'alcool et de chants.

Et oui, on se laisse facilement prendre par cette célébration de la nature. Le sakura évoque également une certaine mélancolie : cest symbole de la beauté et de la brièveté de la vie. Le sakura 2006 restera marque pour nous par le mariage de Maïko et Pierre.

Nous avons parcouru deux des lieux tokyoïtes préférés des Japonais pour le hanami. Tout d'abord, le parc Ueno qu'on a déjà évoqué, lieu populaire qui avec ses 1000 arbres, doit voir son pic de fréquentation annuelle pour cet événement. Ici, avant et après la floraison (trois semaines separent les deux photos) :
On y a croisé un monsieur qui fête d'une manière originale et très apprécie des promeneurs les arbres fleuris.
Le 2ème lieu couru est le cimetiere d'Aoyama, tout près de chez nous. Quelques centaines de cerisiers attirent de nombreux amateurs d'hanami, assis près des vieilles tombes, sans que ça ne paraisse déplacé.
Mais en réalité, partout dans la ville, des cerisiers isolés parent de leurs fleurs fragiles un temple, un square ou une maison. Ici un temple tout pres de mon bureau :
Ce soir la pluie a sûrement prématurément mit fin au sakura tokyoïte de l’année…
par Nasrine
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