Jeudi 10 août 2006

L'été à Tokyo est souvent la saison la moins appréciée. La saison des pluies marque son début, celle des typhons débute en son milieu, restent les grosses chaleurs : à Tokyo, 30 à 35°, taux d’humidité de 55 à 65%.

Il faut donc quitter Tokyo le week-end, tant il est pénible et fatiguant de se promener dans la ville, malgré la clim’ présente partout (métro, commerces, restaurants).

Nous avons commence notre saison estivale en dehors de la ville par Bessho Onsen, petite station thermale de montagne où la nature est omniprésente, lors du dernier week-end de juillet. Ca peut paraître tard comme début me diriez-vous, c’est parce que nous étions en France au pire de la saison des pluies la première quinzaine de juillet.

 

Les « Alpes japonaises » se situent dans le centre d’Honshu, à 2h de train de Tokyo. Si à l’ouest, les 3000m d’altitude sont atteints, la région dans laquelle nous nous trouvions n’est pas vraiment comparable aux Alpes européennes, ni par l‘altitude ni par les paysages.

 

 

Le village de Bessho Onsen se trouve aux pieds de montagnes alignées, couvertes de forets. Il est connu comme étant le « Kamakura de Shinshu » (voir article su Kamakura), grâce à ses temples et ses sources.

Pour ce qui est des sources, celles de Bessho Onsen sont les plus anciennes de Nagano, avec plus de 1000 ans de bienfait. Il y a bien longtemps, alors que le Prince Yamatotakeru lançait une expédition punitive dans la direction de l'Est, il pensa au retour de ses soldats et au soulagement de leurs maux. Pour cela, il décida d'utiliser une source d'eau chaude qu'il dénomma 'Nanakuri'. Pour écrire ce nom il prit les trois caractères chinois ayant pour sens 'se débarrasser des sept douleurs'. Par la suite, ils furent remplacés par ceux signifiant 'le pays des sept éternités', exprimant ainsi le désir que cette dernière reste populaire tout au long des époques à venir. Aujourd’hui, ces sources sulfureuses sont surnommées « les bains de la beauté ».

Nous avons profité des sources au sein de notre ryokan traditionnel, Hanaya.

Nous avons visite les temples du village :

·          Kitamuki Kannon Temple (Temple du dieu de la miséricorde dirigé vers le Nord) : fondé à la période Heian (8-9eme s.), c’est une des rares constructions au Japon dont l’entrée fait face au Nord. Ce temple très populaire est donc dédié à la vie sur terre, pas à celle de l’au-delà.  

 

·          Anrakuji Temple, trésor national : dernière pagode octogonale du Japon, ce temple datant de la période Kamakura est un bel exemple de construction Zen.

 ·          Jorakuji Temple.

Et nous avons marché dans la montagne, la végétation y explose : les rizières et autres jardins cultivés laissent peu a peu place a la foret…

par Nasrine & Vincent publié dans : fou2japon
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Vendredi 23 juin 2006

Dans le palmarès des écarts de prix entre la France et le Japon, les fruits et légumes sont en bonne position. En effet, en dehors du soja, des radis japonais et autres racines à la base de la cuisine japonaise, les fruits et légumes sont des denrées relativement luxueuses. L'agriculture est un secteur largement protégé au Japon, et la plupart des fruits et légumes des étals sont cultivés sur place : taux d'autosuffisance en légumes 95%, fruits 73%.

 Le riz est également une denrée chère, exclusivement « made in Japan ». Ceci s'explique par l'interdiction d'importation (mais aussi d'exportation) du riz. Avec un taux d'autosuffisance de 109%, cet aliment essentiel, toujours vendu dans des échoppes spécialisées, servant à nourrir les hommes et les dieux (alors exclusivement blanc), symbolise l'autarcie japonaise. Cependant, en 1994, lorsque les autorités ont annoncé que la production nationale était inférieure à la demande pour cause d'été trop froid et de typhons, les Japonais se sont rues pour acheter les derniers stocks du meilleur des riz, et le Japon a importe du riz pour la première fois 1 a 3 millions de tonnes de riz.

par Nasrine & Vincent publié dans : fou2japon
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Mardi 6 juin 2006

Le Japon est parsemé de milliers de sources d'eau chaude naturelles d'origine volcanique, les onsen. Les Japonais s'y baignent depuis des siècles dans le cadre du rite religieux (purification shintoïste), de la cure de santé ou simplement pour le plaisir. Rassurez-vous, c'est pour cette dernière raison que nous sommes allés ce week-end dans la péninsule d'Izu. Maïko et Pierre ont été nos guides dans cette découverte des onsen : un grand merci pour nous avoir fait apprécier un des plaisirs les plus apaisants et conviviaux du Japon. Nous sommes devenus fans !

 

A deux heures de train de Tokyo, nous arrivons à Shuzenji, station traditionnelle et charmante. Le ryokan (auberge traditionnelle) Arai, est un établissement de la fin du 19eme siècle, comprenant plusieurs bâtiments reliés les uns aux autres par des couloirs de bois et de verre entourés de jardins, et situe au bord d'une rivière. Là, tout n'est que tatami, jardins raffinés et accueil chaleureux.

 

Le ryokan comprend six onsen, dont 2 familiaux. De l'avis général, deux ont été particulièrement appréciés :

 ·          le plus beau des onsen intérieur, tout en bois, au système ancien mais ingénieux de ventilation, le plus connu de l'établissement puisque seul onsen au Japon à être « trésor national » ;

 

·          le onsen extérieur, au milieu d'un joli jardin en fleur.

 

Comment se comporter dans un onsen ?

Ils ne sont pas mixtes en général, et selon l'heure de la journée, chacun est réservé aux femmes ou aux hommes. Par contre, les onsen familiaux deviennent privés le temps d'un bain, lorsqu'ils sont investis par une famille. La nudité est de rigueur (une petite serviette fournie peut aider les plus pudiques), sauf dans les onsen mixtes (alors le maillot de bain est possible, souvent obligatoire). Dans l'ordre : on se lave et on se rince soigneusement, avant d'entrer à proprement parler dans le onsen, piscine d'eau de source, entre 40 et 45 degrés. Apres le bain, on porte un yukata (kimono de coton ample) de l'établissement.

 

Le dîner et le petit-déjeuner sont des moments forts de l'expérience « ryokan ». Ils sont servis dans la chambre par une dame. Le dîner, de type kaiseki, est composé de nombreux plats aux couleurs, textures et cuissons très diverses, et toujours de saison. Apres le dîner, le temps d'un dernier bain, la table basse qui a servi au dîner a disparu, remplacée par les futons. Le petit-déjeuner est un repas complet, avec tofu, poisson de la rivière toute proche, algues, riz...

 

 Le dimanche, nous avons visité le temple Shuzenji, très récemment restauré.

  

Puis  nous avons loue une voiture pour faire un tour de la péninsule : rizières, ferme laitière, point de vue vers l'ouest pour voir le mont Fuji (on le devine a gauche sur la photo suivante), nature...

Maïko nous a ensuite trouve un onsen mixte, ne dépendant pas d'un ryokan,  et en pleine nature. Situés le long d'une falaise au bord d'une rivière, les bains s'enchaînent  dans un cadre enchanteur. Certains se trouvent au fond de grottes, d'autres individuels imitent les bains bouillants (ancienne torture), et en apothéose, ceux au bord d'une cascade entourée de foret. Quel plaisir de s'immerger dans une eau chaude, le visage battu par les vapeurs fraîches de la cascade ! 

 

 

  

par Nasrine publié dans : fou2japon
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