En plein soleil par une journée de forte chaleur (37 degres à l'ombre), une centaine d'équipes, soit prés de 6000 danseurs, se sont succédées samedi et dimanche pour faire du matsuri de Harajuku Omotesando un événement unique. Parés de costume chatoyant inspirés de costume traditionnels ou de mangas, c'est selon, les danseurs de tout âge ont réalisé des chorégraphies a un rythme effréné, à mi-chemin entre les danses Awa Dori (danses d'Obon réalisées pour appeler les âmes des ancêtres) et les arts martiaux.

Les équipes sont apparemment souvent composées de salaries de la même entreprise qui les sponsorise, on a notamment vu les équipes Tokyo Metro ou Softbank a l'oeuvre.
par Nasrine
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Vu dans "Elle" au sujet de l'expo Tokyo au Bon Marche Rive gauche, ce masque antipollution, en papier-tissu imprimé (8 € ), la folie des Tokyoïtes !
La je m’insurge. Les Japonais arborent effectivement ces masques mais uniquement lorsqu’ils sont enrhumés pour ne pas contaminer leurs voisins, pas du tout pour se protéger de la pollution. C’est donc par courtoisie que dans le métro, la rue et toute la journée au bureau qu’on croise des individus masqués. Petit détail pour les fashionitas, les Japonaises en abord avec toutes sortes d’imprimes, le léopard était très tendance l’hiver dernier !
A Paris, j’imagine que l’argumentaire protection contre la pollution est plus vendeur que celui de politesse envers autrui…

par Nasrine
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Mon employeur a organisé un yakatabune (屋形船) à l'occasion du feu d'artifice de la baie de Tokyo. Voici donc l'occasion de connaitre deux plaisirs typiquement nippons : le yakatabune bien sur et les feux d'artifice du mois d'aout.
Un yakatabune, en décomposant les kanji, signifie bateau (船fune) en forme (形kata) de boutique (屋ya), ou plus concrètement un croisement entre un bateau-mouche et un izakaya (restaurant à tapas japonais) avec tatami, karaoké, et alcool a volonté. Le bateau est composé d’une pièce principale toute en longueur en tatami, avec une longue table au milieu, avec fusuma coulissants masquant des cuisines à l’arrière.
On tient difficilement debout à l'intérieur du bateau, ajoutez à cela la chaleur de ce jour d'aout (37 degrés), l'alcool à volonté et les quelques remous dans la baie de Tokyo, et vous comprenez le teint verdâtre de Yumi, la nouvelle secrétaire qui a souffert durant les cinq heures de la traversée.
Ce décors n'a que peu change depuis 400 ans, la longue perche qui servait à le diriger a disparu au profit d'un moteur et le karaoké a remplacé la scène qui accueillaient les chanteurs et conteurs chargés de distraire l'aristocratie.
"Feux d'artifice à Ryogoku", Hiroshige (1797/1858), Aout 1856
Les feux d'artifice sont impressionnants au Japon par leur durée, en général 1h30. On peut en voir à Tokyo tout au long du mois d'aout. Ils démarrent des 19h. Et oui, les longues soirées estivales à la lumière du jour nous manquent ici. Mais les feux d’artifices estivaux me plaisent surtout parce que nombreux sont les tokyoïtes, femmes et hommes, qui vont les admirer en yukata (kimono d’été en coton).
Apres les feux d’artifice et pendant tout le temps de la traversée retour, nous avons droit au karaoké. Plusieurs collègues ont chanté en japonais, anglais et même français (« la vie en roses », en général le seul titre disponible dans la langue de Molière), seul ou en couple. Avec Vincent nous ne nous sommes pas lancés mais nous serons prêts pour l’année prochaine. Les repet’ ont déjà commencé dans notre salon…
par Nasrine
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